samedi 12 novembre 2011

Sur la famille, les évêques de France cherchent encore le bon registre | La-Croix.com

La diversité des familles s'est invitée à l'Assemblée des Évêques de France qui vient de se tenir à Lourdes du 1er au 9 novembre. D'un article assez général paru dans la Croix, quelques phrases accrochent dont on aimerait discuter, savoir le contexte de leur énonciation. Malgré des efforts, je n'ai pas réussit à localiser les textes originaux, il faut donc se contenter de ces petites phrases, dont je relève trois en particulier :



  • « Peut-on vraiment parler de familles monoparentales, recomposées, homoparentales ? » s’est interrogé Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon.
  • Ne pas oublier la spécificité de la pensée chrétienne au sujet de la famille, a mis en garde Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes. « Le Catéchisme de l’Église catholique aborde la famille dans le cadre des dix commandements qui relèvent à la fois de la Loi et de la prophétie. La famille est donc aussi de l’ordre de la prophétie. Mais on ne peut pas le dire de toutes les formes de vie actuelle, comme les familles dites homoparentales. »
  • Mais de telles affirmations ne règlent pas les nouvelles questions pastorales issues de la transformation des familles, s’est inquiété Mgr Éric Aumonier.« Quelle réponse donner à la demande de baptême ou d’inscription au catéchisme formulée par un papa qui vient avec son compagnon ? demande à l’Assemblée l’évêque de Versailles. Or ce type de demande ne va cesser de croître. »


Écoutant ces mots, je ne peux m'empêcher d'évoquer ce qu'un ami religieux que je n'avais pas vu depuis longtemps m'a dit lorsqu'il m'a découvert avec mon fils aîné dans la file de ceux qui allait communier lors d'une messe d'enterrement d'une amie commune : "C'est le tien? Oui. Eschatologique? Que veux-tu dire? Tu n'es pas marié? Non." 


J'avoue avoir été un peu interloqué me demandant ce qu'il voulait dire et puis cela m'a fait réfléchir, et je l'avoue aussi, cela m'a fait du bien. J'ai senti la chaleur de l'absence de jugement, l'accueil d'une situation un peu inhabituel, bref...

samedi 5 novembre 2011

Ne nous trompons pas de combat !

L’archevêque de Rennes invite à « prendre le temps de comprendre » la pièce de Romeo Castellucci | La-Croix.com

Mgr d'Ornellas, avait déjà fait parler de lui par la manière ouverte avec laquelle il avait permis aux Chrétiens de France de prendre part à la réflexion sur la révision des lois de Bioéthique, voilà une nouvelle preuve de l'intelligence au service de la Foi. Ne nous trompons pas de combat, économisons nos énergies pour ceux qui valent vraiment la peine.

Si l'article de la Croix ne passe pas, essayez le site du diocèse de Rennes lui-même.


mercredi 26 octobre 2011

Le Combat de Jacob

Genèse 32, 23-33 (en hébreu, puis en français)

כג וַיָּקָם בַּלַּיְלָה הוּא, וַיִּקַּח אֶת-שְׁתֵּי נָשָׁיו וְאֶת-שְׁתֵּי שִׁפְחֹתָיו, וְאֶת-אַחַד עָשָׂר, יְלָדָיו; וַיַּעֲבֹר, אֵת מַעֲבַר יַבֹּק. כד וַיִּקָּחֵם--וַיַּעֲבִרֵם, אֶת-הַנָּחַל; וַיַּעֲבֵר, אֶת-אֲשֶׁר-לוֹ. כה וַיִּוָּתֵר יַעֲקֹב, לְבַדּוֹ; וַיֵּאָבֵק אִישׁ עִמּוֹ, עַד עֲלוֹת הַשָּׁחַר. כו וַיַּרְא, כִּי לֹא יָכֹל לוֹ, וַיִּגַּע, בְּכַף-יְרֵכוֹ; וַתֵּקַע כַּף-יֶרֶךְ יַעֲקֹב, בְּהֵאָבְקוֹ עִמּוֹ. כז וַיֹּאמֶר שַׁלְּחֵנִי, כִּי עָלָה הַשָּׁחַר; וַיֹּאמֶר לֹא אֲשַׁלֵּחֲךָ, כִּי אִם-בֵּרַכְתָּנִי. כח וַיֹּאמֶר אֵלָיו, מַה-שְּׁמֶךָ; וַיֹּאמֶר, יַעֲקֹב. כט וַיֹּאמֶר, לֹא יַעֲקֹב יֵאָמֵר עוֹד שִׁמְךָ--כִּי, אִם-יִשְׂרָאֵל: כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים וְעִם-אֲנָשִׁים, וַתּוּכָל. ל וַיִּשְׁאַל יַעֲקֹב, וַיֹּאמֶר הַגִּידָה-נָּא שְׁמֶךָ, וַיֹּאמֶר, לָמָּה זֶּה תִּשְׁאַל לִשְׁמִי; וַיְבָרֶךְ אֹתוֹ, שָׁם. לא וַיִּקְרָא יַעֲקֹב שֵׁם הַמָּקוֹם, פְּנִיאֵל: כִּי-רָאִיתִי אֱלֹהִים פָּנִים אֶל-פָּנִים, וַתִּנָּצֵל נַפְשִׁי. לב וַיִּזְרַח-לוֹ הַשֶּׁמֶשׁ, כַּאֲשֶׁר עָבַר אֶת-פְּנוּאֵל; וְהוּא צֹלֵעַ, עַל-יְרֵכוֹ. לג עַל-כֵּן לֹא-יֹאכְלוּ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל אֶת-גִּיד הַנָּשֶׁה, אֲשֶׁר עַל-כַּף הַיָּרֵךְ, עַד, הַיּוֹם הַזֶּה: כִּי נָגַע בְּכַף-יֶרֶךְ יַעֲקֹב, בְּגִיד הַנָּשֶׁה

23. Et il se leva de nuit lui, et il prit ses deux femmes, et ses deux servantes, et ses onze enfants, et il passa le passage du Yabok 24. et il les prit et il leur fit passer le torrent, et il fit passé ce qui était à lui 25. et Jacob resta seul, et un homme se battit avec lui, jusqu'à la montée de l'aube 26. et vit qu'il n'y parvenait pas, et il toucha la paume de sa hanche, et se bloqua la paume de hanche de Jacob en luttant avec lui 27 et il dit envoie-moi, car l'aube est montée, et il dit je ne t'enverrai que si tu me bénis 28. et il lui dit quel est ton nom, et il dit Jacob 29. et il dit ton nom ne sera plus dit Jacob, mais Israël, car tu as régné avec Élohim et avec des hommes et tu as pu 30, et Jacob demanda, et il dit dis-moi ton nom s'il-te-plait, et il dit pourquoi est-ce que tu demandes mon nom, et il le bénit là 31. et Jacob appela le lieu Peniel, car j'ai vu Élohim face-à-face, et mon âme s'en est tirée 32. et le soleil lui brillait lorsqu'il passa Penouel, et il boitait sur la hanche 33. c'est pourquoi les fils d'Israël ne mangent pas le tendon faible qui est à la paume de la hanche jusqu'à ce jour, car Jacob a été touché sur la paume de la hanche, au tendon faible.

C'est en lisant la réaction de Père Jonathan à ce blog que je me suis dit qu'effectivement il manquait dans le mien. Après l'avoir mis en hébreu, j'ai voulu le traduire moi-même. Traduire au plus près du texte est un exercice que j'aime car il permet de le découvrir en profondeur, d'en saisir les résonances, que l'on ne peut pas toujours rendre. Première découverte, "la paume de la hanche". En hébreu on emploie le même premier mot caf pour traduire la "paume" de la main, la "plante" du pied et la "mm" de la hanche ou de la cuisse! Comment traduire? Comment dire ce creux qui se dévoile à nous lorsque nous marchons, et que le grand trochanter du fémur s'efface? L'image qui vient à l'esprit en tout cas ce sont tous ces adultes qu'une piqûre mal faite lorsqu'ils étaient enfants a rendu boiteux à jamais. Autre détail que j'avais déjà remarqué et que j'aime, c'est la résonance entre l'homme qui se rend compte qu'il n'y parvient pas (ki lo yakhol lo) et Jacob qui reçoit le nouveau nom d'Israël parce qu'il peut (vatoukhal). C'est une résonance structurante du texte, où les deux font taire les armes et se mettent à se parler. Un nom nouveau est donné, une bénédiction. Et c'est là qu'une autre surprise m'attendait : Jacob ne reçoit pas le nom d'Israël par ce qu'il a été fort "contre" Dieu mais "avec" lui et "avec" les hommes. Là où précédemment "il se battait", le verbe change et devient "il a régné". En fait "sarita" est un hapax à mon avis, en tout cas un verbe très peu utilisé, sauf dans l'expression "il règne" une drôle d'atmosphère, une ambiance. Quelque chose qui s'impose de soi même, une force tranquille. La surprise suivante, qui n'est généralement pas relevée, c'est que le soleil s'est mis à briller pour lui! Bien sûr, c'est une manière hébraïque de dire que le soleil était déjà haut lorsqu'il passa Pénouel, sans que l'on sache très bien à qui se rapporte ce "lui". Mais cela me rappelait tellement le fait qu'après une épreuve spirituelle, tout d'un coup le ciel se déchire, les fleurs sont belles, le soleil brille, une nouvelle qualité de présence au monde s'est faite jour en nous. Enfin, le dernier verset, dont visiblement on ne sait que faire lorsque de nos jours on raconte le Combat de Jacob, et pourtant, à mon sens, il signe le texte. Je veux dire que s'il n'était pas là le récit risquerait de sombrer dans l'oubli. Ce qui s'est passé au gué du Yabok est tellement important qu'un interdit alimentaire est chargé de nous le rappeler à jamais! Mais sur quoi porte cet interdit? Généralement, c'est le nerf sciatique qui est considéré comme inapte à la consommation, mais ici, puisqu'il s'agit de texte, j'ai voulu traduire au plus près et j'ai choisi ce "tendon faible", on pourrait presque traduire le "tendon féminin", de par la proximité entre isha et noshé. Nous sommes bénis en notre point faible, et les hommes doivent le respecter pour se souvenir de cette bénédiction particulière.

mardi 25 octobre 2011

Priest

En parcourant le blog d'un jeune (je suppose) prêtre catholique homo, étonnant de sincérité, je me rends compte que je n'ai jamais parlé ici d'un film qui nourrit ma réflexion sur l'homosexualité. Je veux parler du film anglais Priest d'Antonia Bird, sorti en 1994. Je cite de mémoire ce qui m'a frappé: Un jeune prêtre (Linus Roache) se trouve tiraillé entre son ministère et sa sexualité. Il a un ami, et puis un jour le scandale éclate, son curé l'envoie à la campagne et vient le visiter. Un des plus beau dialogue s'engage, où le jeune prêtre culpabilisant à mort parle de son ami comme du diable et où le prêtre plus âgé le reprend, "mais comment peux-tu parler ainsi de quelqu'un qui t'aime?" avant de l'encourager à affronter le scandale et de revenir à la paroisse le Dimanche suivant célébrer avec lui.

Un autre moment fort à mes yeux, c'est l'intuition qui habite ce jeune prêtre de la souffrance muette d'une des enfants qu'il a au catéchisme. Là où même la mère de l'enfant ne perçoit rien de la violence perpétrée sur leur fille par son mari, lui voit, il entend. Je me suis toujours demandé, s'il n'y a pas là une représentation de l'une des caractéristiques dans laquelle nous jette l'homosexualité - une différence qui creuse en nous la sensibilité, qui façonne une certaine intelligence des relations, d'où précisément ce rôle social de sorcier, de prêtre, dans la communauté.
D'aucuns diront que cette intelligence est tordue à la base et d'autres que nous avons un ego sur-dimensionné. Ce film m'a fait du bien en montrant le positif, les possibilités qui existent.

jeudi 29 septembre 2011

Rendons à César ce qui est à César...

En France dernièrement, la théorie du genre est devenue polémique et sujet de débats dans le petit monde catholique. Ce ne serait pas une théorie mais une véritable idéologie cherchant à transformer la société de fond en comble... Pour rendre à César ce qui est à César et peut-être mieux mesurer ce qui risque bien de n'apparaître d'ici quelques années qu'avoir été "tempête dans un verre d'eau", pour cité la conclusion d'un billet sur le sujet d'un ami sur son blog, je voudrais renvoyer ici à une table ronde mise en ligne sur le site Fabula de recherches en littérature. Repris d'un ouvrage sur les oubliées des études littéraires consacrées au XIXe siècle publié dans les Classiques Garnier en août 2010, cette table ronde fait le point sur la complexité de cette théorie et de ses usages. On y voit bien notamment comment la notion est d'abord médicale dans les années 1970 pour rendre compte du transexualisme, avant de servir une critique des diktats de la psychanalyse par Judith Butler au début des années 1990 - objet de toutes les polémiques aujourd'hui -, mais surtout on ne s'en tient pas là et l'on voit bien qu'une théorie critique ... est aussi critiquée et permet, ou ne permet pas, de penser certaines questions dans certains contextes alors qu'ailleurs elle tombe à plat.
Que retirer de tout cela ? quelles questions en tirer ? Mis à part le fait qu'une fois de plus, je ne suis pas sûr que l'Église catholique sorte grandit de cette construction "idéologique" proposée au départ, s'il m'en souvient bien, par quelque obscur prélat et reprise par beaucoup trop de monde à mon goût, on peut se poser de vrais questions : que se passe-t-il lorsqu'un concept passe de la théorie à la "politique" éducative - "politique" au sens de policy anglo-saxonne ? Comment faire pour que le questionnement reste premier ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit : trouver des concepts qui libèrent la pensée, y compris des plus jeunes. Souvent l'on me demande, Chrétien vivant en Israël, quel éthique j'enseigne dans mes cours - et je réponds en souriant qu'il s'agit d'abord de montrer que des questions se posent aujourd'hui, mais peut-être que tout le monde n'est pas d'accord avec cette vision de l'éducation...

Proche de ce débat même s'il ne le recoupe pas entièrement, j'ai lu récemment le discours du Pape Benoît XVI au Bündestag. Il y insiste sur le concept de droit "naturel", s'étonnant du mauvais accueil que l'on fait à cette notion alors qu'il y voit intelligence d'une tradition qui "seule" (?) des grandes religions n'a pas produit de "droit révélé". Bien sûr, si l'on s'en tient au concept traditionnelle de nature - qui est la vocation divine de l'homme, il s'agit d'un concept au potentiel critique appréciable, mais comment ne pas prendre en compte le fait que la réception de nos jours d'un tel concept - ce que nos contemporains entendent lorsqu'on leur parle de nature - c'est d'abord et avant tout ce que l'entreprise scientifique nous dévoile de l'homme... Le professeur Ratzinger le soutenait lui-même au moment du Concile (cf. son livre récemment traduit en français - Mon Concile Vatican II) lorsqu'il se réjouissait que l'on aborde les choses en parlant de "Mystère de l'Église" plutôt que de "Nature de l'Église", inaudible aujourd'hui.
Pourquoi ne pas déployer sur toutes ces questions de la famille, de la sexualité, la métaphore du "mystère" plus que celui de "nature" ?

mercredi 20 juillet 2011

De quelques textes lus récemment

Il y a tout d'abord le nouveau texte de présentation de l'association Devenir Un en Christ, qui suit l'évangile des disciples d'Emmaüs et que je trouve remarquable.

Pas au même niveau, je trouve, mais qui a le mérite (enfin!) de s'adresser directement aux personnes concernées - parents, éducateurs et jeunes homos - un texte de la commission doctrinale de la conférence des évêques catholiques canadiens. Oh, rien que de très "catholique," mais qui sort du discours habituel sur la défense de la société qui risque de s'effondrer si ... pour parler aux personnes concernées.

Enfin, un dossier du journal La Vie du 2 juin 2011 (pour tout lire, il faut simplement s'inscrire) qui m'a agréablement surpris, où l'on entend un certain nombre de gens connus pour leur prise de parole dans le domaine mais sur un autre ton que d'habitude... où il est moins question d'idéologie du "genre" et autres caches-sexe et, une fois encore, plus directement de la vie telle qu'elle se vit. Ainsi le Point de vue de Gérard Daucourt, l'évêque de Nanterre. Juste avant cela, il y avait eu une mise au point de Jacques Arènes et Dominique Foyer sur la position catholique, qui là aussi était pastoral et donc plus intéressant que beaucoup d'autres.

dimanche 29 mai 2011

L'empreinte de l'ange et la visite de la fanfare filiation

Deux films qui n'ont pas grand chose à voir l'un avec l'autre, sinon qu'ils m'ont touché chacun à sa manière.


L'empreinte de l'ange. Dernière scène, une femme se promène le long d'une rivière avec une enfant de sept-huit ans. Elles ne se sont pas revues depuis un incendie à l'hôpital où l'enfant est née, il y a sept-huit ans... on passe d'un visage à l'autre puis la caméra se fixe sur l'entre-deux ... flou, comme le passé. Ce film est inspiré d'une histoire vraie... Quelle histoire!
En fait il s'agit d'une femme qui ne parvient pas à faire le deuil de sa fille morte à la naissance, dont le ménage a éclaté à cause de cela, dont le fils vit tantôt chez son père, ou chez sa mère et ses grands-parents, jusqu'au jour où celle-ci a le sentiment de voir sa fille dans la rue... Lent travail pour renouer les fils, qui entraîne un autre couple à délier les siens... Sandrine Bonnaire, Catherine Frot... et une petite fille...
A l'heure des familles recomposées pour diverses raisons mais le plus souvent dues au mal vivre des adultes, voilà une histoire qui pose les questions mais à partir d'un coup du sort. Décalage essentiel qui permet de les poser plus sereinement...



La visite de la fanfare est basée sur une difficulté, pour les arabophones, à entendre le P car seul le B existe dans cette langue. Et ce n'est pas rare en Israël de se trouver confronter à cela et cela entraîne parfois des quiproquos amusants ... question d'oreille donc. Ici, dans le film, c'est le point de départ. Une fanfare égyptienne officielle est invitée à l'inauguration d'un centre de culture arabe à , Petah tikwa, ville populaire du centre d'Israël; la préposée à la station de bus de la frontière égyptienne n'a malheureusement pas compris Petah tikwa mais Bet hatikwa, qui n'est pas tout à fait de la même dimension ni de même situation. C'est une bourgade perdue le long de la frontière... s'en suit un lent rétablissement de la situation durant lequel on suit l'échange de regards, de demi mots pudiques... une rencontre de personnes, une rencontre de cultures, bref le conflit arabo-israélien dans une ambiance à la Bagdad café. Magnifique!

J'ai regardé cela avec mon fils de 7 ans qui sans pouvoir lire les sous-titre ni comprendre l'anglais et l'arabe n'en était pas moins subjugué. Je vous le dis, magnifique!